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mardi 2 décembre 2008

Vous achetez une voiture, vous repartez avec un deuxième véhicule

Achetez une Peugeot 407 break et recevez, par exemple, une Citroën C2 gratuite.
Voilà l'offre que propose le distributeur indépendant Cardoen, un revendeur multimarques qui possède plusieurs implantations en Belgique.
La société, déjà auteur de plusieurs coups publicitaires retentissants, vient d'annoncer qu'elle mettait en vente une centaine de modèles dont le prix catalogue oscille entre 23 000 et 50 000 euros.
Des Hyundai H 200, Fiat Ulysse ou Range Rover Sport sortis des stocks accumulés par les constructeurs.
Tout acheteur qui signera un contrat avant la mi-décembre repartira avec une deuxième voiture, dont le prix ne dépasse pas 14 000 euros et qui devra être choisie parmi une autre centaine de véhicules proposés.

La société explique que l'opération se veut "un signal positif aux consommateurs".
"Notre marge est évidemment faible, mais nous ne vendons pas à perte", affirme-t-elle.
Elle souligne que seule la crise financière, qui a entraîné une chute brutale des ventes et un gonflement démesuré des stocks, a rendu possible cette première européenne.
Un revendeur britannique a, lui aussi, lancé récemment, mais à une moindre échelle, une campagne "deux voitures pour le prix d'une".

PRATIQUE "DÉLOYALE"

Cardoen poursuit un deuxième objectif : faire changer la loi belge, qui interdit la vente couplée. La Belgique, qui est l'un des derniers pays européens à prohiber cette pratique, est dans la ligne de mire de la Commission et de la Cour de justice de Luxembourg.
Une nouvelle loi est en préparation, mais le texte s'est enlisé.
Cardoen espère que cette initiative précipitera l'adoption d'une nouvelle loi, plus libérale.

D'ici là, le revendeur risque une amende qui pourrait atteindre 110 000 euros.
Il sait, en revanche, qu'il ne contrevient à aucune règle européenne et que la publicité qu'il a orchestrée va avoir un rendement bien supérieur à ce montant.
Outre le ministère de l'économie, des constructeurs pourraient lancer, eux aussi, des actions judiciaires contre une pratique qu'ils jugent "déloyale".

Les experts du marché de l'automobile prédisent une chute des ventes de 25 % pour la Belgique en 2009, ce qui pourrait avoir des conséquences rapides pour le secteur de la distribution, qui emploie 25 000 personnes.
Le gouvernement devra sans doute intervenir pour éviter les effets trop négatifs de la crise sur les nombreuses usines présentes dans le pays (Ford, Opel-GM, Volvo, Audi, etc.).

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